La 10e édition des R’Hunaudières à Ruaudin a tenu toutes ses promesses ce mardi 9 juin, malgré quelques averses venues jouer les trouble-fêtes. Cette année, la manifestation était placée sous le signe de Jean Rondeau, l’enfant du pays et unique pilote-constructeur à s’être imposé aux 24 Heures du Mans. Une occasion idéale pour se replonger dans l'histoire de la course sarthoise et célébrer l'héritage d'un homme qui a marqué le sport automobile à jamais.
À l’abri des intempéries passagères, le gymnase Vincent Collet accueillait de véritables reines de la piste chargées d'émotion. Les visiteurs pouvaient y admirer une Porsche 911 parée de la mythique livrée Martini Racing, côtoyant une Venturi 400 Trophy, digne représentante de l'artisanat de pointe français. Mais la pièce maîtresse de cet espace était sans conteste la Rondeau M382 ayant participé à Le Mans Classic 2025 et restaurée par l’association Jean Rondeau, propulsée par le légendaire moteur V8 Ford Cosworth DFV de 3,0 litres. Héritière directe de la célèbre M379 victorieuse au Mans en 1980, cette machine de course hautement symbolique matérialisait le génie de son créateur manceau. L'émotion est d'ailleurs montée d'un cran avec la présence très remarquée de la pilote belge Christine Beckers, venue évoquer avec passion et nostalgie son glorieux passé au volant des bolides de l'écurie de Jean Rondeau.
Dehors, sur les espaces extérieurs, le plateau s'avérait d'un éclectisme rare pour le plus grand plaisir des amateurs de belles mécaniques. dès leur arrivée, les visiteurs ont pu admirer une Aston Martin DBR1, formidable rappel de la victoire mancelle de 1959 obtenue par le légendaire duo composé de Carroll Shelby et de Roy Salvadori. Les amoureux du roadster imaginé par le même Carroll Shelby étaient aux anges avec la présence de plusieurs répliques d'AC Cobra, comprenant entre autres une version assemblée par le constructeur sud-africain KCC et un modèle 427 produit par l'artisan britannique Pilgrim.
Les sportives de caractère n'étaient pas en reste grâce au galbe inimitable d'une Alpine A310 V6, stationnée non loin d'une indémodable Caterham Seven. L'exubérance américaine s'affichait quant à elle à travers les chromes étincelants d'une gigantesque Buick Special de 1958, contrastant superbement avec le style néo-classique d'une Excalibur Phaeton Série III à la robe blanche immaculée. Enfin, le charme britannique intemporel d'un coupé Triumph GT6 Mk1 aux lignes fluides complétait ce voyage temporel, tandis que la sauvagerie contemporaine d'une ténébreuse Mercedes-AMG GT R verte apportait une touche de modernité radicale à l'événement. Malgré une météo un peu capricieuse qui aura nécessité de jouer avec les essuie-glaces, ce cru 2026 restera comme un grand moment de ferveur mécanique.
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