Trois jours après la Journée Test, les concurrents de la 94e édition des 24 Heures du Mans entrent dans le vif du sujet avec la première séance d'essais libres. Dès les premiers tours de roue, Cadillac affiche des ambitions très claires. Earl Bamber hisse la Cadillac Hertz Team JOTA n°38 au sommet de la feuille des temps en 3'23''786, devant la Cadillac n°101 de Wayne Taylor Racing et la BMW M Hybrid V8 n°20 du BMW M Team WRT. Les temps réalisés menacent déjà les références de l'année précédente, preuve d'un niveau de performance particulièrement élevé. Dans les autres catégories, Duqueine Team prend les commandes en LMP2 tandis que la Lexus n°78 d'Akkodis ASP Team domine le LMGT3.
Quelques heures plus tard, la séance qualificative détermine les quinze voitures appelées à poursuivre l'aventure en Hyperpole. Les écarts extrêmement réduits confirment l'intensité de la lutte en Hypercar. Alpine crée la surprise en se montrant particulièrement compétitive tandis que plusieurs constructeurs historiques se retrouvent sous pression. Les favoris valident néanmoins leur ticket pour la suite des débats.
La deuxième séance d'essais libres, disputée de nuit, offre un premier aperçu des conditions rencontrées pendant la course. Toyota profite de cette session pour sortir du lot et signer le meilleur chrono. Les équipages travaillent principalement leurs réglages longue durée, la fiabilité et la gestion du trafic prenant alors davantage d'importance que la chasse au tour parfait.
Jeudi après-midi, les troisièmes essais libres confirment que plusieurs constructeurs pouvent prétendre aux avant-postes. Cette fois, BMW frappe fort. La marque bavaroise démontre que sa victoire récente à Spa n'était pas un hasard et s'invite plus que jamais parmi les prétendants à la pole position et à la victoire finale.
La première phase de l'Hyperpole se déroule ensuite dans une atmosphère électrique. Les quinze Hypercars qualifiées n'ont qu'un objectif : intégrer le Top 10 synonyme d'accès à l'Hyperpole 2. BMW, Cadillac, Ferrari, Porsche, Toyota et Alpine se livrent une bataille intense où le moindre dixième compte. À l'issue de cette première confrontation, les dix plus rapides valident leur place pour l'ultime explication.
L'Hyperpole 2 offre alors un véritable feu d'artifice chronométrique. Les records tombent les uns après les autres sur le Circuit de la Sarthe. Jack Aitken semble offrir une nouvelle pole position à Cadillac grâce à un tour exceptionnel au volant de la n°38. Derrière lui, Dries Vanthoor et la BMW n°15 restent toutefois à portée de tir.
La soirée va pourtant connaître un ultime rebondissement. Après vérifications des commissaires sportifs, la Cadillac n°38 écope d'une pénalité pour une infraction dans la voie des stands. Son meilleur temps est annulé, redistribuant complètement la hiérarchie.
BMW hérite ainsi de la pole position des 24 Heures du Mans 2026, une première historique pour la marque dans l'ère Hypercar. Dries Vanthoor, Kevin Magnussen et Raffaele Marciello plaçent la BMW M Hybrid V8 n°15 en tête de la grille. Cadillac conserve néanmoins une excellente position avec la n°12 en première ligne, tandis que Ferrari, Porsche, Toyota et Alpine demeurent regroupées dans un mouchoir de poche.
Quelques heures plus tard, lors de la quatrième et dernière séance d'essais libres disputée dans l'obscurité, Cadillac répond immédiatement à BMW. Sébastien Bourdais signe le meilleur chrono et rappelle que malgré la perte de la pole, la marque américaine reste l'une des références du plateau.
Au terme de quatre séances d'essais, d'une qualification et de deux Hyperpoles particulièrement disputées, une certitude se dégage avant le départ : jamais la catégorie Hypercar n'a semblé aussi ouverte. BMW a décroché la pole, Cadillac affiche une vitesse impressionnante, Ferrari reste discrètement menaçante tandis que Toyota, Porsche et Alpine demeurent parfaitement dans le match. Tous les ingrédients sont réunis pour une 94e édition des 24 Heures du Mans qui s'annonce exceptionnelle.
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