Le second rassemblement automobile de l'année, orchestré par le comité des fêtes de Montmirail en partenariat avec l'Auto Moto Club Fertois et les Rétro Motocyclettes Sarthoises, s'est tenu ce dimanche 17 mai à partir de 10h. Sur la petite place du château du XVe siècle, le public a pu admirer un plateau d'une trentaine de véhicules de prestige et de collection allant d'une Panhard 24 CT à une Citroën CX, en passant par une Alpine A110, une Renault Fuego, une Triumph Spitfire, une Ford Taunus 20M Turnier ou encore une Simca 1100 break. Une majestueuse Simca Chambord faisait également partie de cette exposition, comme un clin d'œil à l'architecture de l'édifice bâti en pleine transition entre époques médiévale et renaissance . Les amateurs de motocyclettes quant à eux ont pu retrouver entre autre une Ratier CS6 et un mignon Yamaha Chappy. La petite place s'est rapidement remplie et c'est dans la rues avoisinante, derrière une ancienne estafette de pompiers que les retardataires ont dû exposer leur véhicules tels que des Volkswagen Type 1, Simca Aronde Coupé Grand Large ou Renault 8 Gordini.
Mais le point d'orgue de ce rendez-vous trimestriel a sans conteste été la reconstitution historique, à 11h30, d'un célèbre cliché d'époque. Les bénévoles en costumes d'antan ont fait revivre l'instant où Georges Durand, juché sur le toit d'une Vinot & Deguinguand place du marché, haranguait la foule. En cette aube du XXe siècle, chaque constructeur voulait démontrer les prouesses de ses premiers bolides. Pour concrétiser l'idée d'un circuit en Sarthe, il fallait lever la somme colossale à l'époque de 100 000 francs or. En battant la campagne à la recherche de mécènes, Georges Durand a tracé le destin sportif de notre département. C'est de cette quête qu'est né, les 26 et 27 juin 1906, le tout premier Grand Prix de l’Automobile Club de France, disputé sur un tracé poussiéreux de 103,18 km et remporté par Ferenc Szisz sur sa Renault AK.
Présents pour célébrer cet héritage, Dominique Le Mèner, Président du Conseil départemental de la Sarthe et du Syndicat Mixte du circuit des 24 Heures du Mans, et Bruno Vandestick, la voix officielle de la classique mancelle, ont rappelé que sans l'audace des membres de l'ACF et sans la création ce Grand Prix en 1906, la plus grande course d'endurance au monde, les 24 Heures du Mans, n'auraient tout simplement jamais existé. Un vibrant hommage aux pionniers de l'asphalte !
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